Claire Bretecher a tiré sa révérence. Elégante, jusqu'au bout. Cette brillante auteure qui a marqué son temps nous a laissé une oeuvre graphique très riche, notamment via les BD Agrippine et Les frustrés, et un regard unique sur la génération post-1968 confrontée au consumérisme, à la libéralisation de la sexualité et aux écrans.
Roland Barthes la complimenta un jour en la qualifiant de sociologue. Oui, pourquoi pas? Mais derrière la critique sociale qu'elle savait si bien faire avec humour, elle avait aussi une fibre de moraliste, sondant les travers d'un petit monde confronté aux vertiges de la liberté (lien).
Elle n'aimait guère la religion, héritage d'une éducation catholique stricte et jugée un peu traumatisante (lien). Mais son oeuvre témoigne ici et là d'une indéniable ouverture aux questions du sens de la vie et de la foi, allant jusqu'à brosser, à sa manière, l'histoire de "la vie passionnée de Sainte Thèrèse d'Avila" (1980).






On apprenait le mois dernier le décès de 


Françoise Lautman s'en est allée, et ses collègues, dont je suis, ont le coeur lourd. Elle a été une des figures fondatrices du laboratoire Groupe Sociétés Religions Laïcités (GSRL). Elle avait dirigé le GSR, dans sa transition vers ce qui allait devenir le GSRL, de 1991 à 1994. Ethnologue et sociologue des religions, directrice de recherches au CNRS, elle impressionnait par sa vivacité intellectuelle, et nous éclairait par ses éclats de rire.



La série télévisée La Petite Maison dans la prairie est orpheline, depuis quelques jours, de la "méchante" qu'on adorait détester: l'excellente
La parution du dernier Bulletin Bibliographique de la revue des 






Homme de contrastes, de passions, de polémiques, d'âpres emportements parfois, l'intellectuel Claude Lanzmann était tout cela. Mais quand la poussière sera retombée sur le long sillage de ce riche destin français singulier, l'oeuvre majeure qu'il nous laisse restera: le film-témoignage 


